Vietnam : Saigon, ville de contrastes

Vietnam : Saigon, ville de contrastes

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Mes premiers pas au Vietnam se sont fait à Hô Chi Minh-ville ou Saigon comme on l’appelle encore, une ville pleine de contrastes. Modernité, vestiges coloniaux, communisme, libéralisme, richesse, pauvreté, ferveur religieuse et jeunesse s’ouvrant sur le monde, tout cohabite dans cette ville en pleine effervescence. J’y suis restée 2 jours.

Après 12 heures de vol, les formalités à l’aéroport (visa à l’arrivée, pratique et rapide), un taxi qui me dépose à mon hôtel, changement de vêtements dans les toilettes (ma chambre n’était pas encore prête), je me retrouve à 9 heures du matin sur les trottoirs de Saigon.

Et là, complètement jet-laguée (je n’ai presque pas dormi pendant le vol), je suis submergée par la chaleur, la moiteur et le bruit de la ville mais heureuse : le dépaysement total !

Me voilà confrontée à mon 1er challenge : traverser !

Et oui, chose banale en France, au Vietnam, c’est tout un sport. la circulation y est plus que dense. Les milliers de scooters, motos et voitures ne s’arrêtent jamais, les passages pour piétons ou les feux tricolores sont là pour le décor.

Tout l’art, c’est avancer tranquillement, sans s’arrêter : la circulation au Vietnam c’est comme un ballet où chacun sait connait son pas avec comme musique les klaxons qui signifient juste, je passe. Mes débuts de piétonne m’ont un peu effrayée, comme mes débuts en taxi-moto . Mais après 3 semaines, j’étais comme un poisson dans l’eau dans les rues vietnamiennes !

 

Après la traversée de la rue, ma première envie a été d’aller dans le parc juste en face, histoire de me poser un peu et regarder mon guide pour savoir où aller.

Mais c’était sans compter sur les écoliers vietnamiens qui pour s’ouvrir au monde, apprennent à parler l’anglais (et un peu le français). Et quand ils voient un étranger, ils demandent à faire la conversation. Et donc à peine assise, me voilà à balbutier anglais, moi qui n’avait pas parler la langue depuis des mois, avec un jeune écolier. Mais quel plaisir ce premier partage avec un vietnamien ! Ils ont soif d’apprendre les autres cultures.

 

Et c’est parti pour 2 jours de visite de Saigon !

L’endroit où l’on s’imprègne le mieux de l’ambiance du Vietnam, se sont les marchés

On y vend de tout, de l’alimentaire, des tissus,vêtements, tous les objets possibles : d’immenses supermarchés mais sans règle d’hygiène ou prix fixe ! Se sont d’immenses labyrinthes où se mêlent toutes sortes d’odeurs, des gens. J’ai adoré cette atmosphère pendant tout mon voyage au Vietnam !

 

Et c’est au marché que j’ai fait mon 1er repas vietnamien

Savoureux et pas cher (0,80€), un délice ! Au milieu de la foule, assise sur un petit tabouret rouge en plastique : en immersion totale ! Le tabouret ou le fauteuil rouge en plastique rouge, c’est LE siège où l’on mange ou on boit son café dans les rues. Bon, c’est à la taille des vietnamien : étroit !

 

Saigon, c’est aussi les pagodes et les temples

Dans les pagodes, on y vénère Bouddha, dans les temples ont y vénère les « génies du village », c’est à dire des personnalités historiques illustres. La religion principale est le bouddhisme mais les vietnamiens vont indifféremment dans les pagodes ou les temples. Ce sont des lieux de ferveur où les vietnamiens y font des offrandes, prient, font brûler de l’encens. Souvent ce sont des lieux très apaisant mais à certains moments ce sont des endroits où l’on se retrouve, on discute, voir sont des lieux de spectacle (j’ai assisté à un spectacle de danse d’enfants au centre de Saigon, où les familles au complet étaient là). A Saigon, on y trouve aussi un temple hindouiste et une mosquée indienne. Tous ces lieux de culte sont très colorés, pleins de sculptures voir parfois kitsch. 

 

Les vietnamiens pratiquent beaucoup le culte des ancêtres, à la pagode, chez eux ou même dans la rue. Pour les honorer, ils brûlent de l’argent (des faux billets !) qui devrait aller à leurs morts dans l’au-delà.

 

Saigon, c’est aussi  les vestiges de la colonisation française

Certaines bâtisses datant de la fin du 19ème – début du 20ème sont encore parfaitement conservées : la cathédrale, le théâtre, la poste centrale, l’hôtel Majestic, des symboles de la grandeur française de cette époque. Les français n’ont pas lésiné sur les moyens car ils ont importer des pierres rouges de la région de Toulouse pour construire la cathédrale ! On y trouve aussi quelques maisons de de style colonial.

La cathédrale française semble être un site où les amoureux se retrouvent.

 

 

Saigon, c’est aussi le terrible souvenir de la guerre du Vietnam

Le musée des Vestiges de la guerre est le musée le plus visitée au Vietnam, y compris pas des écoles. On y trouve des engins de guerre, des affiches de propagande anti-guerre mais surtout des photos des atrocités de cette guerre contre les américains : photos de massacres, de torture, d’ enfants difformes à cause des gaz utilisés. C’est dans ce musée qu’est exposé la célèbre photo de la « fille au napalm ». J’avoue que c’est à la limite du soutenable. Je suis sortie de là assez choquée.

 

Saigon, c’est aussi le communisme

Le symbole est le grandiose Palais de la Réunification : d’immenses salles de réceptions et bureau dans les étages et au sous-sol, le QG militaire. Comme partout au Vietnam et évidemment dans la ville qui porte sont nom, le culte d’Ho Chi Minh se ressent au travers des sculptures et autres effigies parsemées  dans la ville.

 

Mais Saigon, c’est surtout une ville qui se modernise au milieu de ce passé

On y trouve des poules et des maisons précaires en bas des hautes tours modernes. L’occident et le mercantilisme y sont bien présents. Par exemple, une immense publicité pour Heineken surplombe le fleuve.

 

Un anglais vivant à Saigon m’a expliqué qu’à cet endroit ci, il y a à peine 5 ans, il n’y avait que d’anciennes habitations :

 

Et un des grands plaisirs, c’est de contempler Saigon la nuit, du haut de la tour Bitexco, 5eme plus haute tour au monde : splendide !

 

Enfin voilà, Saigon est une ville pleine de richesses, en plein essort qui ne s’endort jamais.

 

Je n’avais qu’une envie : poursuivre ma découverte de ce pays fabuleux !

Aurélie

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