Vietnam : le Delta du Mekong, verdure et sérénité (1ère partie)

Vietnam : le Delta du Mekong, verdure et sérénité (1ère partie)

Classé dans : Evasion | 1

J’ai décidé de quitter le tumulte de Saigon pour le sud du Vietnam et trouver la quiétude du Delta du Mékong, le grenier à riz du Vietnam, pour quelques jours. Ma première étape a été Cai Bè, où j’ai pu m’abandonner à la sérénité que dégage cette région luxuriante et verdoyante. Je me suis retrouver dans le calme des petits canaux, des jardins fruitiers, des vergers tropicaux et d’une superbe maison de style colonial.

Indiqué sur 2 pages du Guide du Routard mais pas mentionné dans le Lonely Travel, je n’ai quasiment pas rencontré de touristes. 24 heures, dans cet endroit m’ont permis de me reposer tout en faisant encore de belles rencontres.

Le trajet

Cai Bè n’est pas très touristique donc pour m’y rendre, ça a été un peu l’aventure ! Mais c’est ça un roadtrip ! Je devais prendre un bus mais je ne savais pas vraiment où. Je suis tombée sur un super chauffeur de taxi, très gentil, qui m’a conduit à la station de bus, m’a aidé à acheter un ticket et m’a même amené jusqu’au bus. Et heureusement qu’il était là ! Car la station de bus était immense, tout était écrit en vietnamien, le guichetier ne parlait pas anglais et je me serais perdu au milieu de tout ces bus.

J’étais la seule étrangère. J’ai sympathisé avec un jeune vietnamien en attendant le départ.

Des vietnamiennes viennent vendre de quoi boire et manger pour le trajet.

C’était un bus public qui n’avait pas dû passer un contrôle technique depuis bien longtemps. La porte se fermait avec une corde !

Mais une vietnamienne, vient allumer l’encens de l’autel du bus avant le départ : les dieux veillent sur nous !

Il s’arrête dès que quelqu’un le hèle au bord de la route et transporte aussi les colis. C’est une dame qui coordonne tout ça depuis le bus avec son téléphone portable.

Après plus de 2h30 de trajet, je suis déposée à Cai Bè au bord d’une route. Et là je suis contente de voir une moto-taxi qui m’amène jusqu’à l’embarcadère.

L’embarcadère

L’endroit est un peu désert : quelques personnes sur le marché en gros, un petit stand de nourriture.

Mais quel paysage ! Il fait très chaud et le soleil éclatant fait parfois place à de gros nuage gris.

A 12h30, je ne m’attendait pas à ce que l’ « office du tourisme » soit ouvert. Et bien, si ! Une charmante femme m’accueille, me propose de m’organiser une promenade en bateau dans les environs avec une guide francophone et me réserve le homestay où je souhaitais dormir.

La promenade en bateau

Une fois ma guide arrivée, elle m’offre des délicieuses mini bananes (j’avais très faim et on s’arrêterait manger un peu plus tard) et on embarque sur un petit bateau à moteur.

Nous traversons le grand bras du fleuve. C’est magnifique !

Ma guide m’explique que les bateaux ont des yeux dessinés sur la proue pour éloigner les mauvais esprits du fleuve. Chaque région possède son type d’œil.

Nous croisons quelques bateaux dont un chargement de sable (je me demande comment il flotte !) qui sera utilisé dans le reste du Vietnam ou à l’étranger pour la construction. L’extraction en masse du sable est une catastrophe écologique car elle fragilise les berges.

Ensuite nous changeons d’embarcation pour une petite barque avec une femme à la rame.

Nous allons naviguer à travers les canaux : quel ravissement et quelle sérénité !

Nous faisons une halte dans une jardin fruitier où nous allons manger.

Petite promenade au milieu des arbres fruitiers (arbousiers, jacquiers…) et autres arbres exotiques.

Ensuite dégustation d’une assiette de fruits (occupée à discuter, j’ai oubliée de prendre une photo). A part le fruit du dragon, les autres je ne les connaissait pas. Puis repas gargantuesque et délicieux : escargots à la citronnelle, poisson du fleuve que l’on mange en nem, riz.

Un musicien joue une musique vietnamienne apaisante avec un drôle d’instrument.

Nous avons profité de cette pause pour discuter avec ma guide. Elle m’a montré des photos de son fils et son mari. Elle m’a expliqué qu’elle gagnait bien sa vie en tant que guide par rapport à la population de la région, essentiellement paysanne et pauvre. Mais que malgré tout, elle n’imagine pas pouvoir voyager à l’étranger car ça serait trop cher. Un vrai moment de partage !

Nous repartons avec le petit bateau à moteur pour passer devant le marché flottant qui n’est plus trop animé à cette heure-ci.

Nous longeons Cai Bè. Des enfants jouent.

Ma guide m’explique que les gens sont si pauvres qu’ils n’ont pas les moyens d’entretenir leur maison sur pilotis qui s’effondre lentement.

Passage devant l’église.

Nous faisons une halte dans une fabrique artisanale : fabrication de galettes de riz, de bonbons à la noix de coco, d’alcool de riz et de serpents. Passage obligatoire pour les touristes mais néanmoins intéressant.

Nous dégustons un thé au jasmin avec des confiseries dont les fameux bonbons à la noix de coco. Je me régale !

Je repars avec une noix de coco pour boire le jus sucré et frais directement à l’intérieur. Un délice ! Décidément, j’adore tout dans la noix de coco !

Le bateau me dépose devant mon homestay.
Cette promenade qui devait durer 3 heures à finalement durée plus de 4 heures. Un véritable enchantement et une belle rencontre avec la guide.

Chez Monsieur Ba Duc

La maison de style colonial est splendide.

Je discute avec le charmant propriétaire, Monsieur Ba Duc, qui a conservé la maison en l’état. Il est fier de me montrer le diplôme de son fils qui vit en France à Montpellier : un master de biologie maritime.

Avant la tombée de la nuit, je profite un peu de la terrasse sur le toit qui offre une sublime vue.

Je suis la seule touriste à dormir ici cette nuit. Je me repose avant le dîner, dans la superbe cour arborée avec les chiens qui ne me lâchent plus !

Avec la cuisinière, je prépare des nems. Je suis assez douée ! Encore un repas très copieux et exquis !

La chambre est spartiate mais j’ai passé une agréable nuit dans un calme ! Ça change du bruit incessant de Saigon !

Le petit déjeuner est encore un délice : fruits frais, Phô (je mange local), thé, café.

Avant de repartir vers Can Tho, je profite de la matinée pour me promener dans le magnifique jardin et les alentours. Il pleut un peu mais c’est verdoyant et paisible.

J’ai adoré ce moment de quiétude dans cet endroit magnifique. Une journée et demi vraiment formidable ! L’une de mes plus belles étapes !

Aurélie

One Response

  1. […] pas forcément prévu à l’origine mais la guide que j’ai rencontré (voir mon précédent article) m’a conseillé d’y aller notamment pour les marchés flottants.  Et c’est vrai […]

Laissez un commentaire